Le fisc allemand veut acheter les données suisses
Le gouvernement allemand veut acheter les données bancaires volées en Suisse. Selon le ministère des finances, Berlin opte pour la même ligne de conduite que lors de l'affaire avec le Liechtenstein en 2008. En Suisse, les partis sont fâchés.
Le Parti libéral radical (droite), l’Union démocratique du centre (droite conservatrice) et le Parti socialiste critiquent vertement l’annonce que l’Allemagne voulait acheter les coordonnées bancaires volées.
Selon les médias allemands, un informateur a proposé de vendre au fisc allemand pour 2,5 millions d’euros une liste de 1300 contribuables ayant dissimulé des fonds en Suisse. Démarche soutenue par la chancelière Angela Merkel, laquelle a estimé lundi que «tout doit être fait» pour récupérer les informations.
Les autorités allemandes entendent agir de la même manière que lors de l’affaire des comptes au Liechtenstein qui avaient permis au fisc allemand de récupérer plus de 500 millions d’euros. L’Allemagne avait partagé ses informations sur les fraudeurs avec nombre d’autres pays européens.
Wolfgang Schäuble a contacté lundi le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz. Cette conversation a toutefois eu lieu avant que Berlin ne communique sa décision, a indiqué le porte-parole du Département fédéral des finances (DFF), Roland Meier.
M. Merz a averti son homologue allemand que la Suisse ne fournirait aucune entraide administrative sur la base de données volées. La Suisse est prête à coopérer dans le cadre d’un nouvel accord de double imposition. De nouvelles discussions doivent avoir lieu entre Berne et Berlin sur la décision allemande, a ajouté M. Meier.
swissinfo.ch et les agences
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.