Les partis devront se passer des fonds d’UBS
Le numéro un bancaire suisse renonce à financer les partis politiques - une décision justifiée aussi longtemps qu'UBS aura recours à l'aide de l'Etat, estime Kaspar Villiger, ex-ministre et nouveau président du conseil d'administration de la banque.
Dans une interview au SonntagsBlick, Kaspar Villiger précise que la décision a été prise avant son entrée en fonction comme président du conseil d’administration.
Officiellement, «UBS est en train de réexaminer les engagements qu’elle a conclus par le passé avec les partis politiques, indique dimanche Sabine Jaenecke, porte-parole d’UBS. Le versement de libéralités aux partis est à réétudier en étroite collaboration entre les partis et l’économie».
Mais l’ex-conseiller fédéral est clair: «Aussi longtemps qu’UBS a recours à une aide étatique, je considère qu’il est juste de renoncer à financer les partis».
Cette mesure devrait toucher en priorité les partis bourgeois. L’année passée, sur un budget de 3 millions, le Parti libéral-radical aurait encaissé 300’000 francs d’UBS. Et le Parti démocrate-chrétien 150’000 francs.
En Suisse, l’idée d’un subventionnement des partis par l’Etat a été lancée et abandonnée à plusieurs reprises.
swissinfo et les agences
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