«Mafia des cigarettes»: le procès a repris
Le procès sur la plus grosse affaire de criminalité organisée jamais jugée en Suisse a repris lundi à Bellinzone. Les inculpés doivent répondre du blanchiment de plus d'un milliard de francs provenant de la contrebande internationale de cigarettes.
Le procès avait été interrompu le 2 avril après une requête des avocats des neuf inculpés, dont un manquait par ailleurs à l’appel lundi. Déjà absent lors de l’audience préliminaire, cet Espagnol établi à Delémont ne s’est pas déplacé au Tessin pour des raisons de santé.
Le président du Tribunal pénal fédéral (TPF) a rejeté la requête des défenseurs, qui souhaitaient que les débats se tiennent en italien et non pas en allemand, tous les prévenus étant italophones ou francophones. L’ouverture des débats a été caractérisée par une certaine confusion due aux interventions des traductrices, plus d’une fois contestées par les avocats.
Les huit accusés, sept hommes et une femme, ont un à un réfuté les accusations du procureur. Selon ce dernier, l’organisation criminelle présumée aurait blanchi, de 1996 à 2000, les recettes juteuses provenant du trafic de 215 millions de cartouches de «blondes» transportées illégalement de Macédoine vers les ports des Pouilles (sud-est de l’Italie).
Le procureur fédéral estime que ce marché parallèle était contrôlé conjointement par la Camorra napolitaine et par la Sacra Corona Unita, la mafia des Pouilles.
swissinfo et les agences
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