Nominations consensuelles à la tête de l’UE
Les Vingt-Sept ont élu jeudi soir le premier ministre belge Herman Van Rompuy comme 1er président stable du Conseil européen et la Britannique Catherine Ashton Haut représentant pour les Affaires étrangères. La presse suisse relève un «choix du consensus».
Pour pourvoir ces deux nouveaux postes voulus par le traité de Lisbonne, il fallait trouver de difficiles points d’équilibre géographiques, politiques et même entre les sexes, relèvent les journaux de ce vendredi.
Le Temps note que ce choix de personnes «inconnues dans de nombreuses capitales (…) peut décevoir (alors que) plus de transparence et de visibilité sont indispensables pour les citoyens européens» et pour les grands partenaires internationaux. Pour le quotidien romand, en choisissant des personnalités aux convictions européennes affichées résolument, «l’objectif est de convaincre» les pays membres.
Pour La Liberté, le choix d’un «ressortissant d’un petit pays fondateur de l’Union, rompu à l’art du compromis et des langues (…) et, surtout, effacé» permettra surtout de ne jamais faire d’ombre à Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et compagnie».
Ce qui fait craindre à la Basler Zeitung que Herman Van Rompuy devienne «la marionnette des chefs de gouvernements de l’UE».
Pas d’accord, le Tages-Anzeiger parle de «deux nominations intelligentes». «Les citoyens de l’UE en ont assez d’une Europe construite ‘d’en haut’ et nuisible pour les souverainetés nationales. Ils ne veulent pas de présidents pompeux et puissants – mais élus de manière antidémocratique – à la Tony Blair.
Isabelle Eichenberger, swissinfo.ch
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