Pour un «vote de censure» à l’helvétique
Le parlement suisse devrait pouvoir destituer ses ministres en cas de manquements graves. C'est l'appel que lance dans la presse dominicale le président du Parti socialiste Christian Levrat, précisant que cette demande ne concerne pas le ministre de la Défense Samuel Schmid.
La Suisse est pratiquement l’unique grande démocratie à ne pas connaître cette possibilité. «Il appartient à un Etat de droit moderne de pouvoir renvoyer un politicien d’exécutif qui a violé grossièrement les intérêts de sa fonction», explique Christian Levrat au journal Sonntag.
Son parti va donc examiner les pas concrets à réaliser dans ce but. Et le président d’ajouter que cette action ne concerne pas Samuel Schmid, même s’il «a très mal agi» dans l’affaire de la nomination du chef de l’armée Roland Nef.
Selon Christian Levrat, la décision était mauvaise, la procédure grossièrement négligente et l’information du gouvernement insuffisante. Le ministre a cependant adopté un comportement dans l’intérêt du pays.
C’est la raison pour laquelle les socialistes ne demandent pas son départ. Par contre, ils veilleront à ce que la rupture des rapports de travail avec Roland Nef ne se solde pas par un dédommagement de plusieurs centaines de milliers de francs.
Pour Christian Levrat, le chef de l’armée est lui-même responsable de sa situation et doit donc démissionner sans indemnité de départ.
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