Première candidate à la succession Couchepin
La députée libérale genevoise Martine Brunschwig Graf veut briguer la succession du ministre démissionnaire Pascal Couchepin. Annoncée dimanche soir, cette «candidature à la candidature» porte à trois le nombre de prétendants déclarés jusqu'ici.
Agée de 59 ans, la vice-présidente du groupe PLR (libéral-radical) aux Chambres fédérales se dit «davantage taillée pour le mauvais temps que pour le beau temps» et aurait été «beaucoup moins tentée s’il n’y avait pas eu d’enjeu».
Ancienne membre du gouvernement du canton de Genève, cette économiste est la première femme à se lancer dans la course. Elle a le soutien des femmes libérales-radicales. Citée parmi les papables avant même que Pascal Couchepin annonce son retrait, elle figure parmi les favoris.
La présence d’une autre Genevoise au gouvernement, la socialiste Micheline Calmy-Rey, pourrait toutefois constituer un handicap. Sa ligne politique alliant libéralisme économique et humanisme – elle s’est opposée au durcissement de la loi sur l’asile en 2006 – pourrait en outre lui coûter les suffrages de la droite conservatrice.
Dans un communiqué, le PLR suisse s’est réjoui de l’annonce de cette candidature. Elle porte à trois le nombre de prétendants déclarés. Dans les rangs du Parti libéral genevois, le député Christian Luscher (45 ans) a déjà annoncé son intérêt, encouragé par les Jeunes libéraux-radicaux. Le sénateur neuchâtelois Didier Burkhalter (49 ans) a été le premier à sortir du bois mercredi.
Une fois les différents prétendants désignés par leurs sections cantonales, le parti suisse choisira un ou plusieurs candidats en vue du l’élection du futur ministre, le 16 septembre par le Parlement.
Le PLR n’est pas seul sur les rangs. En juin, sitôt la démission de Pascal Couchepin annoncée, le Parti démocrate-chrétien a fait valoir son intérêt. Il pourrait tenter de récupérer le siège perdu après la non réélection de Ruth Metzler en 2003, mais n’a pour l’instant pas présenté de candidat.
De leur côté les Verts n’excluent pas de se lancer dans la course. Ils présenteront un candidat si ceux qui se présentent ne les satisfont pas.
swissinfo.ch et les agences
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