Pressions pour accélérer la bourse de transit alpin
Quinze ans après la votation populaire, l'Initiative des Alpes tiré un bilan décevant du transfert des marchandises de la route au rail. Pour le ministre des Transports Leuenberger, la Suisse ne peut faire cavalier seul pour introduire la bourse de transit alpin.
Ce samedi, l’Initiative des Alpes fêtait à Flüelen (Uri) un double anniversaire: ses vingt ans d’existence et les quinze ans du «oui» à l’initiative populaire «pour la protection des régions alpines contre le trafic de transit».
Son président, le député socialiste tessinois Fabio Pedrina a demandé au Conseil fédéral de créer rapidement la bourse de transit alpin, un instrument qui vise à limiter le nombre de camions à travers les Alpes en le contingentant et en mettant aux enchères des droits de transit.
Réponse de Moritz Leuenberger, invité aux festivités: «Seule une introduction coordonnée dans l’ensemble de l’Arc alpin aura des chances de succès». En outre, la bourse de transit alpin n’est qu’une des idées à l’étude pour réduire les nuisances du trafic marchandises.
Et de citer la mise en place d’un marché des droits d’émissions. Les autorisations de traverser les Alpes seraient négociées dans une bourse, à la différence que les quantités de polluants émis seraient limitées et non le nombre de camions. «En résumé, a conclu le conseiller fédéral, «le chemin est long et semé d’embûches. Et il passe également par les pays voisins».
swissinfo.ch et les agences
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