Sombres perspectives pour l’AVS
Sans réformes correctives, le financement des assurances sociales deviendra critique à partir de 2050, une conséquence du vieillissement de la population.
Selon un rapport de l’Administration fédérale des finances (AFF), dont le Conseil fédéral a pris connaissance mercredi, la part des dépenses publiques consacrées aux assurances sociales passera de 15,2% du PIB aujourd’hui à 20,2% en 2050. Parallèlement, le taux d’endettement cumulé de la Confédération, des cantons et des communes risque d’atteindre 130% du PIB d’ici là (contre 50% aujourd’hui), si aucune mesure corrective n’est prise.
Principal responsable de cette évolution: le vieillissement de la population. Jusqu’en 2020, le phénomène n’aura que de faibles répercussions sur les finances publiques, indique le rapport. Mais la situation se détériorera considérablement lorsque la génération des baby-boomers (personnes nées entre 1946 et 1964) aura atteint l’âge de la retraite.
Selon les calculs de l’AFF, le nombre de personnes actives pour supporter les charges des assurances sociales va considérablement chuter. En 2050, il n’y aura plus que deux personnes exerçant une activité lucrative pour une personne de plus de 65 ans, contre quatre pour une actuellement.
Plus le pouvoir politique repoussera les réformes, plus grandes devront être les corrections, avertit encore le rapport.
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