Adolf Ogi s’en va
La nouvelle était attendue, elle est tombée mercedi matin à Berne. Le plus ancien des conseillers fédéraux en fonction a annoncé son départ pour la fin de l´année. C´est une première: jamais un président n´avait annoncé sa démission en cours de mandat.
«On n’a pas fini de spéculer sur le départ d’Adolf Ogi», écrivait encore Le Temps il y a une semaine. Au fur et à mesure qu’approchait la fin de son année présidentielle, les pressions se sont fait plus fortes sur le ministre de la Défense pour essayer d’obtenir une confirmation.
Mais s’agissant de leur retraite, les conseillers fédéraux aiment ménager leurs effets. Il y a dix jours, interrogé par la Télévision suisse romande sur les échéances de 2001, Adolf Ogi répondait un peu agacé: «je suis président de la Confédération, je n’ai pas le temps de m’occuper de l’avenir».
Le week-end dernier, l’hebdomadaire dimanche.ch publiait un sondage qui donnait l’initiative sur la réduction des dépenses militaires gagnante le 26 novembre. Le lendemain, Le Temps se demandait perfidement si Adolf Ogi n’allait pas hâter l’annonce de sa démission en comptant sur le fait «qu’on ne fera pas de peine à un type qui s’en va».
Le même jour, le président déclarait à la Berner Zeitung qu’il n’était pas du genre à coller à son siège («Sesselkleber») et qu’après treize années de Conseil fédéral, il pourrait tout aussi bien s’en aller. Et mardi encore, le Tages Anzeiger posait la question à la une «Quand Ogi s’en ira-t-il»? Sans cacher que l’annonce était imminente.
swissinfo avec les agences
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