Affaire libyenne: Berne en colère
Alors que le délai pour la normalisation des relations entre Tripoli et Berne est échu depuis deux jours, le Conseil fédéral (gouvernement) dit jeudi sa colère face «au refus systématique» de la Libye de coopérer. Mais, malgré les questions de la presse, pas question de parler publiquement d'éventuelles mesures.
Tant le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz que la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey se sont contentés de refaire l’historique de l’affaire Kadhafi et d’exprimer leur déception. Au sujet des deux Suisses toujours retenus en Libye, la cheffe de la diplomatie a même parlé de «kidnapping» et d’«enlèvement».
Lors d’une séance spéciale tenue mercredi après-midi (hier), le Conseil fédéral a procédé à une évaluation approfondie du dossier. Il a dû constater qu’en raison du refus de la Libye de tenir ses engagements, tous les efforts déployés par la Suisse n’avaient pas permis le retour des deux hommes d’affaires. «Le problème n’est pas en Suisse, il est en Libye», a dit Micheline Calmy-Rey.
Seul élément tangible révélé jeudi: le ministère des Affaires étrangères a été chargé du «suivi opérationnel» du dossier. Les deux conseillers fédéraux ont certes laissé entendre que la Suisse va changer de stratégie, mais ils sont restés totalement muets sur ce que cela signifie concrètement. «On ne veut pas discuter publiquement de la stratégie du Conseil fédéral», a dit Micheline Calmy-Rey.
swissinfo.ch et les agences
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