Burkhalter, premier candidat à la succession Couchepin
Le conseiller aux Etats (sénateur) Didier Burkhalter est sorti du bois mercredi soir. Il se lance dans la course à la succession du ministre de l'Intérieur démissionnaire Pascal Couchepin. Pour le Neuchâtelois, cette décision est «la plus responsable» à l'égard de sa région, du pays mais également de son parti, le parti libéral-radical (PLR).
Dans un premier temps, Didier Burkhalter s’était montré hésitant à se porter candidat. «J’estimais que je serais plus utile à mon canton en restant conseiller aux Etats», explique-t-il jeudi dans une interview publiée dans le quotidien L’Impartial / L’Express.
Et d’ajouter qu’«avec une vie politique de plus en plus orientée vers la médiatisation et la personnalisation, j’avais l’impression de ne pas avoir le profil idéal pour occuper la fonction de conseiller fédéral». Mercredi, à midi, il se décide pourtant à se mettre à disposition du parti, indique-t-il au journal Le Temps.
Plusieurs raisons l’y ont poussé. «Tous les messages de soutien que j’ai reçus m’ont montré que le canton de Neuchâtel, pour ne pas dire l’Arc jurassien, avait besoin de l’espoir de voir l’un des siens être candidat, avait besoin d’être présent dans les débats», poursuit-il.
La décision de Didier Burkhalter est en fait une candidature à la candidature. Les sections cantonales du PLR ont jusqu’au 10 août pour transmettre à la direction du parti suisse les noms d’éventuels prétendants à la succession de Pascal Couchepin.
Le président du PLR suisse, le conseiller national (député) Fulvio Pelli, s’est abstenu jusqu’ici de se porter candidat à la candidature, malgré les encouragements de son parti cantonal. Le Tessinois n’a cependant pas déclaré non plus officiellement qu’il renonçait à son éventuelle élection au Conseil fédéral.
De son côté, le Parti démocrate-chrétien (PDC) conteste l’automaticité de la succession en faveur du PLR. «Nous porterons un homme ou une femme à cette place», a déclaré fin juin le président du PDC suisse Christophe Darbellay, devant les délégués de son parti.
Le verdict tombera le 16 septembre. Ce jour-là, les deux Chambres du Parlement procéderont à l’élection du nouveau ou de la nouvelle ministre.
swissinfo.ch et les agences
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