Manifestation contre le «racisme anti-frontalier»
Environ 300 personnes se sont réunies jeudi en fin de journée Genève pour manifester contre le «racisme anti-frontalier» qui secoue la campagne électorale cantonale. Les manifestants répondaient à l'appel des syndicats et de partis de gauche.
La foule était principalement composée de représentants des syndicats, de membres de parti de gauche et d’extrême-gauche. Les candidats de gauche au parlement cantonal étaient aussi bien en vue.
Le Mouvement citoyens genevois (MCG) a fait de son combat contre les frontaliers l’axe principal de sa campagne. Le parti a exprimé son ras-le-bol vis-à-vis des travailleurs frontaliers à coups de slogans chocs. Cette semaine, l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) a surenchéri en publiant un encart publicitaire évoquant la «racaille d’Annemasse».
Ce dernier coup médiatique a été unanimement dénoncé par le reste de la classe politique genevoise. Le maire d’Annemasse compte d’ailleurs porter plainte pour incitation à la haine raciale ou propos xénophobes.
Dans cette publicité, parue lundi sur une demi-page dans le quotidien la Tribune de Genève, l’UDC s’en prend à la ligne ferroviaire CEVA en ces termes: «Le CEVA? Un nouveau moyen de transport pour la racaille d’Annemasse! Expulsons les criminels étrangers! Ne leur offrons pas encore un accès à Genève!».
Au cours des dernières années, l’UDC a à plusieurs reprises créé la polémique en Suisse avec ses affiches. La dernière en date concerne le vote du 29 novembre sur l’interdiction de construire des minarets.
swissinfo.ch et les agences
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