Vers un entreposage volontaire des armes d’ordonnance
La possibilité de déposer gratuitement les armes d'ordonnance à l'arsenal devrait se généraliser en Suisse. Les cantons saluent le projet de révision des bases juridiques en la matière mis en consultation jusqu'à jeudi par le ministère de la Défense (DDPS).
Le texte élaboré par le DDPS prévoit notamment que les soldats aient l’option d’entreposer leurs armes sans frais et sans avoir à invoquer de motifs. Dans les cantons, cette idée est bien acceptée. Seul point d’accrochage: les frais liés à cet entreposage. Plusieurs cantons sont d’avis qu’ils devraient être assumés par la Confédération.
Autre mesure proposée par le DDPS: l’examen optimisé du potentiel de dangerosité des conscrits, qui passe tout aussi bien auprès des cantons. Si une recrue présente un tel potentiel, aucune arme ne devra lui être remise. Egalement saluée: la possibilité offerte aux tiers tels que médecins et autorités civiles d’annoncer plus facilement le danger représenté par un soldat déjà en possession
d’une arme.
Le projet du DDPS ne fait toutefois pas l’unanimité. Le Groupe pour une Suisse sans armée ainsi que le Parti socialiste estiment que les dispositions prévues sont insuffisantes.
Pour mémoire, la Suisse a été frappée ces derniers mois par des drames impliquant l’usage d’armes d’ordonnance, ce qui a provoqué un vaste débat public. Une initiative populaire demandant la consignation obligatoire des armes sera par ailleurs prochainement soumise au peuple.
swissinfo.ch et les agences
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