Contre le droit de recours des écologistes
Assurer «des emplois pour nos enfants» en supprimant un «droit d'exception» accordé aux associations écologistes: c'est ce que veulent la droite et l'économie. Vendredi, le comité de soutien à l'initiative limitant le droit de recours des organisations présentait ses arguments avant la votation populaire du 30 novembre.
Pour les partisans de l’initiative, le «privilège» accordé à quelques associations de défense de l’environnement n’a plus lieu d’être. D’autant que «ni les organisations de patients ou de protection des animaux, ni les groupes antiracistes, ni Amnesty International ne disposent d’un tel droit».
La «recourite» contre les nouvelles constructions crée un climat défavorable à la croissance et incite les entreprises étrangères à regarder ailleurs, estime le comité regroupant élus de la droite bourgeoise et nationaliste et représentants de l’économie.
Selon eux, cette «épée de Damoclès» bloquerait pas moins de dix milliards de francs d’investissements et frapperait 10’000 emplois.
Les partisans de l’initiative lancée par les radicaux affirment vouloir restaurer l’état de droit. Pour eux, les projets approuvés en votation populaire ou par un législatif ne doivent plus être bloqués. «La sensibilité écologique doit se développer dans le dialogue et non pas dans le huit-clos des tribunaux», estime Fulvio Pelli, président du Parti radical.
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