Criminalité et migrations clandestines: coopération entre la Suisse et l’Italie
Deux accords, annoncés de longue date, entrent en vigueur le 1er mai. Il aura fallu plusieurs années de discussions, parfois marquées par de sérieuses divergences, pour que l'Italie et la Suisse trouvent un terrain d'entente.
Deux accords, annoncés de longue date, entrent en vigueur le 1er mai. Il aura fallu plusieurs années de discussions, parfois marquées par de sérieuses divergences, pour que l’Italie et la Suisse trouvent un terrain d’entente.
Depuis des années, des milliers d’immigrés clandestins, débarqués sur les côtes des Pouilles ou de Calabre, tentent de franchir la frontière pour s’installer dans la Confédération ou pour poursuivre leur périple vers l’Allemagne et l’Europe du Nord. Mais Rome et Berne ne sont parvenues à signer un accord qu’en septembre 1998.
Un accord qui, pour l’essentiel, entrera en vigueur lundi. Concrètement, les autorités policières et douanières, italiennes et suisses, pourront coopérer directement et mener des opérations communes de surveillance aux frontières. Des bureaux mixtes devraient, d’ailleurs, rapidement être entre mis en place.
Dans le même registre, l’Italie et la Suisse ont signé un autre accord qui doit, lui aussi, entrer en vigueur, lundi prochain. Il concerne, cette fois, la réadmission des clandestins. Un accord essentiel aux yeux des autorités helvétiques qui sont confrontées à l’arrestation, au Tessin, de nombreux immigrés sans titre de séjour.
Jusqu’à présent, Rome n’acceptait de reprendre qu’une petite partie de ces clandestins. Concrètement, les Italiens ne récupéraient que les personnes interceptées au moment même de leur entrée illégale en Suisse. Avec ce nouvel accord, l’Italie sera désormais contrainte de reprendre tous les clandestins arrêtés au Tessin et qui sont entrés par la frontière italo-suisse.
Eric Jozsef, Rome
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