Délégation suisse de retour de Lybie
La Suisse a évoqué vendredi pour la première fois une «crise» avec la Libye en raison de l'affaire Hannibal Kadhafi. La délégation n'a pas pu avoir de contacts directs avec les deux Suisses emprisonnés dans des conditions «éprouvantes» à Tripoli.
Dirigée par l’ambassadeur Pierre Helg, la délégation est rentrée en Suisse dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle a rendu compte vendredi à Micheline Calmy-Rey, cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), des entretiens de mercredi soir et jeudi à Tripoli.
Les diplomates suisses ont pu rencontrer «de hauts responsables du ministère libyen des Affaires étrangères, mais pas le ministre lui-même», a indiqué Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole du DFAE. «Nos relations bilatérales sont en crise, mais pas rompues», a-t-il encore déclaré.
Les deux Suisses emprisonnés par les autorités libyennes, dont un employé du groupe industriel ABB, ont pu rencontrer un avocat, mais leur sort reste «préoccupant» et ils sont détenus dans des conditions «éprouvantes».
La durée de leur détention provisoire a été portée à 20 jours. Tripoli accuse les deux Suisses d’infractions sur l’immigration et le séjour, reproches jugés «plus que douteux» à Berne.
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