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La défense des droits de l’homme fait école en Europe

Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe Alvaro Gil-Robles avec le conseiller fédéral Joseph Deiss (à droite). Keystone

Alvaro Gil-Robles, commissaire aux droits de l´homme du Conseil de l´Europe, était à Berne mardi. Il y a rencontré le conseiller fédéral Joseph Deiss. L´occasion pour les deux hommes d´évoquer la promotion des droits de l´homme.

Sans rancune. La Suisse a réservé un accueil chaleureux à Alvaro Gil-Robles, une année après son élection aux dépens d’une candidature suisse. Lors de la création du poste de commissaire aux droits de l’homme, l’Espagnol l’avait emporté haut la main face à Gret Haller, médiatrice des droits de l’homme en Bosnie-Herzégovine. Le soutien massif des représentants des pays membres de l’Union européenne avait fait la différence.

Une déception d’autant plus grande que la Suisse est souvent en première ligne dans les organisations internationales qui défendent les droits de l’homme. C’est d’ailleurs un Bâlois, Luzius Wildhaber, qui est actuellement à la tête de la Cour européenne des droits de l’homme.

Alvaro Gil-Robles était donc comme chez lui aux côtés du ministre des Affaires étrangères Joseph Deiss. Le commissaire a remercié la Suisse de son soutien. Il faut dire qu’aucun appui n’est négligeable pour cette instance bénéficiant de moyens très modestes. Le commissaire gère un budget d’un demi-million de dollars, une goutte d’eau dans l’océan des violations des droits de l’homme.

Mais la crise autrichienne au sein de l’Union européenne permettra peut-être à Alvaro Gil-Robles de se sentir un peu moins seul. Les trois sages chargés d’évaluer la situation en Autriche ont en effet mis le doigt sur l’insuffisance des structures de défense des droits de l’homme dans l’Union européenne.

Pour combler ce vide, ils suggèrent deux pistes. A savoir, la création d’un office au sein du Conseil ou la désignation d’un commissaire chargé uniquement de ce dossier. Mais, comme il s’agit là de l’Union européenne, il ne sera pas question, cette fois, d’une candidature suisse.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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