La politique de la drogue dans les urnes
Avec le dépôt jeudi d'un référendum contre la révision de la loi sur les stupéfiants, l'avenir de la politique en matière de drogue se jouera le 30 novembre dans les urnes. La population se prononcera sur la poursuite de la politique actuelle et sur la dépénalisation du cannabis.
Les tenants de l’abstinence, emmenés par l’Union démocratique fédérale (UDF) et l’UDC (Union démocratique du centre / droite nationaliste), ont réuni 51’000 signatures à l’appui de leur référendum (il en fallait 50’000).
Le texte de loi qu’ils combattent ancre la politique dite «des quatre piliers» (prévention, réduction des risques, thérapie, et répression) ainsi que la distribution médicale d’héroïne aux personnes fortement dépendantes.
Cette révision de loi s’était réduite à la portion congrue après que le Parlement a refusé de dépénaliser la consommation de cannabis. Pourtant même cette version a ses ennemis.
Le comité référendaire – qui, outre des représentants de l’UDF et l’UDC, comprend des politiciens comme le libéral Claude Ruey et le démocrate-chrétien Luc Barthassat – y voit une «banalisation de la drogue».
Pour contrer son argumentation jugée fondamentaliste, un comité national de soutien à la loi regroupant 28 associations, de Pro Juventute à la Fédération suisse des fonctionnaires de police, s’est formé. Pour lui, il s’agit de maintenir les acquis de la politique lancée dans les années 90 lorsque la Suisse vivait à l’heure des scènes ouvertes de la drogue.
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