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La Suisse inquiète suite à un nouveau «no» américain

swissinfo.ch

A Genève, les Etats-Unis ont officiellement annoncé mercredi leur rejet d'un projet de renforcement de la Convention sur les armes biologiques. La Suisse ne cache pas son inquiétude. Elle s'était fortement engagée dans l'élaboration de ce texte qui aurait permis une lutte effective contre ce type d'armes.

«Ce nouveau rejet américain pourrait nous laisser douter de la volonté de ce pays extrêmement important de prendre ses responsabilités au niveau de la coopération multilatérale», a déclaré à swissinfo l’ambassadeur de Suisse Christian Faessler, quelques instants après la déclaration de Donald Mahley, le négociateur de l’administration Bush sur les armes bactériologiques.

Mais le représentant permanent de la Suisse à la Conférence du désarmement garde malgré tout espoir qu’une solution pourra être trouvée suite aux nouvelles propositions promises par Washington.

Les Etats-Unis minimisent

De fait, Donald Mahley a tenté de minimiser le poids de ce nouveau rejet américain d’un traité international, à l’instar du Protocole de Kyoto sur le climat, repoussé au début de cette année par le président Bush. Selon l’ambassadeur américain, les Etats-Unis continuent de soutenir la Convention interdisant les armes biologiques.

«Notre rejet du protocole ne doit pas être interprété comme un rejet de principe de toute négociation multilatérale», a également affirmé le représentant de l’administration Bush.

Raisons techniques

Officiellement, ce nouveau non est motivé par des raisons techniques. Washington estime que le projet qui vise à une application effective de la Convention sur les armes biologiques n’aurait pas garanti l’absence de tout projet d’armement biologique. Il aurait par contre menacé l’industrie et la sécurité nationale des Etats-Unis et des autres Etats.

«La Suisse a toujours dit que ce texte était une bonne base pour un compromis futur», rappelle quant à lui Christian Faessler. L’ambassadeur suisse souligne également qu’un instrument efficace de contrôles des armes biologiques est d’autant plus important que la recherche en biotechnologie a connu des progrès spectaculaires.

Le rôle de la Suisse

«La position clé de la Suisse dans ce nouveau secteur économique a permis à la diplomatie helvétique de mettre à disposition de la conférence de nombreux experts», souligne Christian Faessler. Genève est d’ailleurs candidate avec La Haye pour accueillir l’éventuel futur siège de l’organisation sur les armes biologiques.

«Notre tradition humanitaire et notre culture du compromis ont également facilité la recherche d’un texte équilibré», remarque l’ambassadeur.

Reste que l’effort déployé par la Suisse n’est pas venu à bout des objections lancées également par la Chine, le Pakistan, l’Inde et l’Iran.

Frédéric Burnand, Genève

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