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Le départ d’Ursula Koch secoue le parti socialiste

Pour des raisons de santé, la Zurichoise Ursula Koch a quitté avec effet immédiat ses fonctions de présidente du PSS ainsi que son mandat de conseillère nationale. C'est le vice-président Pierre Aeby qui assure l'intérim jusqu'au congrès d'automne.

Pour des raisons de santé, la Zurichoise Ursula Koch quitte avec effet immédiat ses fonctions de présidente du Parti socialiste suisse ainsi que son mandat de conseillère nationale. C’est le vice-président fribourgeois, Pierre Aeby, qui assurera l’intérim jusqu’au congrès d’octobre à Lugano. De son côté, Barbara Marty Kälin reprendra le siège d’Ursula Koch au Conseil national.

La crise révélée il y a deux mois au sein du PS par le conflit ouvert au sein de la direction et les attaques brutales de Christoph Blocher ont donc eu raison d’Ursula Koch.

En février, elle a reconnu avoir commis des erreurs depuis son élection à la présidence du Parti socialiste suisse, il y a près de trois ans. Des erreurs imputables à son manque d’expérience sur la scène politique nationale.

Malgré une cote de popularité plutôt favorable à la présidente au sein de la base du parti, la publicité négative provoquée par les déchirements au sein de ses dirigeants a porté un coup sévère à l’image de ce dernier.

Tout en reconnaissant que son départ pourrait calmer le jeu, et visiblement très marquée par les attaques dont elle était la cible, la présidente avait pourtant estimé que céder à ces «manoeuvres» ferait perdre son âme au parti.
Elle-même y a perdu la santé.

Sa démission était plus ou moins attendue pour l’automne, c’est du reste pourquoi elle ne devrait pas avoir de conséquences politiques. Mais ce qui a pris tout le monde de court, ce sont les circonstances de son départ.

La conseillère nationale zurichoise Vreni Müller-Hemmi n’a pas mâché ses mots. Selon cette proche de Madame Koch, la responsabilité politique des événements revient principalement au secrétaire général Jean-François Steiert et à la co-présidente des Femmes socialistes, Jacqueline Fehr.

Cette dernière estime n’avoir jamais attaqué la présidente personnellement mais la manière dont elle a mené les débats. Elle se déclare soulagée de cette décision qui permet d’éviter un affrontement pour la présidence au Congrès de Lugano en octobre.

Quant à Jean-François Steiert, il estime que la crise a été réduite à tort à l’affrontement «Koch contre Steiert» et que la responsabilité incombe à la direction du parti dans son ensemble, en raison de ses profondes divisions. Le secrétaire du parti est convaincu qu’avec la démission de Mme Koch, un nouveau départ est désormais possible. Quant à son éventuel départ, M. Steiert se donne jusqu’au 27 mai pour y réfléchir.

La démission d’Ursula Koch a donc suscité de la surprise et des regrets, mais aussi l’espoir qu’il permettra au PS de prendre un nouveau départ. Et la suite? Les spéculations vont bon train et, ces derniers mois, ce sont surtout des noms de femmes qui ont émergé: la conseillère nationale saint-galloise Hildegard Fässler, la conseillère aux Etats genevoise Christiane Brunner (qui vient d’annoncer son départ de la présidence du syndicat FTMH)… et Jacqueline Fehr, conseillère nationale zurichoise.

swissinfo avec les agences

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