Les générations vivent main dans la main
Le vieillissement de la population suisse n'entraîne pas un conflit entre les générations, constate une étude du Fonds national suisse (FNS) publiée mardi. Les échanges entre personnes âgées et plus jeunes sont en réalité bien plus solidaires qu'on le pense généralement.
Le vieillissement de la société a certes profondément modifié la vie de toutes les générations. Mais la cohabitation de celles-ci se caractérise largement par la solidarité, affirment les auteurs de l’étude.
Dans le débat politique et social, on évoque souvent, eu égard aux assurances sociales, la nécessité d’augmenter le nombre des naissances. Le «Rapport des générations en Suisse» arrive à la conclusion que ce raisonnement est erroné.
Avec davantage d’enfants (1,46 par femme aujourd’hui), le vieillissement de la société serait certes ralenti. Mais la charge sociale de la population active s’en trouverait alourdie. Elle devrait en effet non seulement subvenir aux besoins des personnes âgées, mais aussi à ceux des enfants et des jeunes.
Pour le FNS, le stéréotype des personnes âgées «profiteuses» a supplanté celui de la jeunesse rebelle. A l’avenir, un nombre inférieur de personnes actives devra il est vrai subvenir aux besoins d’un nombre supérieur de retraités.
Croire que les aînés profiteront de la population active est cependant réducteur. Par les soins médicaux dont elles ont besoin, par exemple, les personnes âgées créent des emplois et des salaires pour les jeunes.
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