Réduction des armes à la maison: le gouvernement dit non
Le Conseil fédéral rejette l'initiative populaire «pour la protection face à la violence des armes» sans proposer de contre-projet. Il estime que la législation actuelle protège suffisamment contre l'usage abusif d'armes.
Lancée par la gauche, l’initiative vise en premier lieu à réduire le nombre d’armes dans les ménages en rendant notamment obligatoire l’entreposage des armes d’ordonnance dans des locaux sécurisés et en interdisant la conservation des fusils d’assaut après la fin de obligations militaires. Elle demande aussi la mise en place d’un registre central des armes à feu.
Mais le Conseil fédéral souligne que des mesures préventives pour contrer les abus susceptibles d’être commis au moyen d’armes de service ont été prises. Dès le 1er janvier, les militaires qui le souhaitent pourront gratuitement déposer leur arme dans un local de la Base logistique de l’armée. A cette date, il sera désormais aussi nécessaire de présenter un permis pour conserver son fusil après son service militaire.
Pour justifier son opposition à un registre national, le Conseil fédéral rappelle que depuis un an, chaque achat est enregistré auprès de l’office cantonal des armes. Ce dernier délivre les permis d’acquisition pour les armes soumises à autorisation, les autres (chasse et sport) ne devant qu’être annoncées.
En Suisse, la question de la possession d’armes militaires est devenue brûlante depuis plusieurs années. Différents drames ont secoué le pays, dont le massacre au Grand Conseil de Zoug en septembre 2001 ou le meurtre par son mari de la skieuse Corinne Rey-Bellet en avril 2006.
swissinfo.ch et les agences
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