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Sécurité européenne : grâce à l’OSCE la Suisse est partie prenante

Ouverture jeudi à Istanbul du sommet de l’OSCE. Le principal forum international dans lequel la Suisse peut se faire entendre. Elle est représentée par la présidente de la Confédération, Ruth Dreifuss, et le ministre des Affaires étrangères J. Deiss.

Ouverture jeudi du sommet de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Le principal forum international dans lequel la Suisse peut faire entendre sa voix. Elle est représentée à Istanbul par la présidente de la Confédération, Ruth Dreifuss, et le ministre des Affaires étrangères Joseph Deiss.

La Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne, ni de l’OTAN, ni même de l’ONU. Que lui reste t-il donc pour faire entendre sa voix, et apporter sa contribution, sur les questions de sécurité et de droits de l’homme en Europe? Réponse : l’OSCE. C’est pourquoi le sommet de l’Organisation, qui se tient à Istanbul, est un rendez-vous essentiel pour la diplomatie suisse.

Ces deux jours sont l’occasion, pour Berne, de rappeler sa disponibilité à oeuvrer pour la stabilité et la paix, dans des régions comme l’Europe orientale et le Caucase. L’occasion de rappeler aussi ce qu’elle fait, notamment dans les Balkans, au sein de l’OSCE, mais aussi d’autres organisations, comme le Pacte de stabilité.

Cette implication ne date pas d’hier. En 1975, dès l’adoption de l’Acte final d’Helsinki, la Suisse saisit la chance que représente ce lieu de dialogue Est-Ouest. Elle met en avant son statut de pays neutre pour jouer les médiateurs entre les deux blocs. Après la fin de la guerre froide, la Conférence se transforme en Organisation, que la Suisse est appelée, en 1996, à présider.

1996 c’est l’année des élections en Bosnie, une année clé pour Victor-Yves Ghebali, professeur à l’Institut de hautes études internationales, à Genève. «Depuis lors le bilan de l’OSCE est positif, mais il est souvent ésotérique et les médias n’en parlent pas beaucoup». L’organisation se concentre notamment sur la prévention des conflits ethniques.

Le sommet d’Istanbul tombe pourtant mal, en plein conflit tchétchène, qui voit l’un des principaux membres de l’OSCE violer une partie de ses principes. L’organisation atteint là sans doute l’une de ses limites. Son rôle n’est ni de condamner, ni d’intervenir par des moyens coercitifs. «Dès lors que la Russie a préféré la solution forte, admet Victor-Yves Ghebali, il est vrai que l’OSCE se trouve totalement en porte-à-faux».

Pierre Gobet

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