Secret bancaire: l’OCDE réagit aux critiques
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) répond aux reproches de la Suisse sur l'inclusion de celle-ci sur une supposée «liste noire» des pays jugés non coopératifs en matière fiscale.
Dans une lettre adressée au ministre des Finances Hans-Rudolf Merz au début avril, le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría juge certains propos «inexacts» et indique qu’il n’y a pas de «listes noires» et qu’il n’a jamais été question d’y inclure la Suisse.
La Suisse fait partie des 42 pays figurant sur la liste grise regroupant les Etats qui se sont engagés à modifier leur législation fiscale.
Publiée hier et datée du 2 avril (lors du G20 à Londres), la lettre ajoute cependant que la Suisse n’a pas pour l’heure d’accord sur l’échange d’informations fiscales qui satisfait aux critères de l’OCDE.
M. Gurría regrette aussi que la contribution helvétiques (208000 francs) destinée à la collaboration entre l’OCDE et le G20 aient été gelés par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).
Par la voix de son porte-parole Roland Meier, Hans Rudolf Merz a indiqué vendredi avoir pris connaissance de cette lettre, tout en répétant que la Suisse, membre de l’OCDE, n’avait jamais été informée du mandat confié par le G20 à l’OCDE de dresser une liste noire des paradis fiscaux.
swissinfo et les agences
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