Affaire Kadhafi: Berne privilégie la voie bilatérale
Les discussions se poursuivent toujours entre la Suisse et la Libye suite à l'affaire Hannibal Kadhafi. Quant aux deux Suisses retenus sur place, ils bénéficient désormais de conditions d'incarcération moins difficiles.
La cellule diplomatique du département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) travaille «d’arrache-pied» pour sortir de la crise, a indiqué lundi Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole du département.
Vu que ces discussions requièrent «la plus grande discrétion», il n’a cependant divulgué aucune indication quant à leur contenu, précisant seulement qu’elles «dureront aussi longtemps qu’il le faudra» et qu’elles ne faisaient intervenir aucun médiateur.
Quant aux deux ressortissants suisses détenus en Libye, ils ont été transférés dans une autre prison où ils bénéficient de conditions carcérales moins difficiles. «Ils sont fatigués mais moralement et physiquement en état de forme non préoccupant», a déclaré Jean-Philippe Jeannerat. Il a souligné qu’ils n’ont pas été mal traités.
Le consul suisse à Tripoli n’a pas pu les rencontrer depuis le 20 juillet mais il a pu les joindre deux fois par téléphone. L’avocat mandaté a en revanche été autorisé à leur rendre visite à trois reprises.
Interrogé sur l’aspect juridique de ce dossier, le professeur de droit Franz Ricklin a de son côté indiqué que, si elle le décidait, «la justice genevoise pourrait suspendre la procédure contre le couple Kadhafi au motif des intérêts supérieurs de l’Etat».
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