Colombie: Micheline Calmy-Rey joue l’apaisement
Après les récentes tensions entre Berne et Bogota, la cheffe de la diplomatie suisse a souligné l'importance des relations avec la Colombie. Elle a aussi défendu la médiation suisse et dit sa «préoccupation» pour l'usage abusif de l'emblème du CICR par l'armée colombienne.
De leur côté, le président colombien Alvaro Uribe et le vice-président Francisco Santos ont remercié la Suisse pour son travail de médiation lors de la libération par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) de 15 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, début juillet. La Colombie entend désormais poursuivre le processus de paix sans médiation extérieure.
Invitant le gouvernement colombien à laisser les portes ouvertes à des négociations avec les FARC, la Suisse demande à la guérilla marxiste de libérer ses otages, a pour sa part indiqué Micheline Calmy-Rey. Elle a en outre défendu le travail du médiateur suisse Jean-Pierre Gontard et fait part de sa «grande préoccupation» quant à l’usage abusif par l’armée colombienne de l’emblème du CICR. Selon elle, cette violation claire du droit international humanitaire pourrait constituer un précédent «dangereux».
Mardi, au deuxième jour de sa visite, la ministre suisse s’envole pour Medellin, dans le nord-ouest du pays. Elle y visitera des projets de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et de l’organisation Handicap International, qui s’engage pour les victimes de mines. Ceci alors que cette année, la Suisse et la Colombie fêtent le 100e anniversaire de leur traité d’amitié.
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