Couchepin et Widmer-Schlumpf derrière Schmid
Le président de la Confédération et la ministre de justice et police jugent déplacées les attaques de l'Union démocratique du centre (UDC / droite nationaliste) contre le ministre de la défense. Pascal Couchepin estime aussi que Samuel Schmid n'a pas à se justifier devant le gouvernement dans l'affaire Nef, du nom de chef de l'armée démissionnaire.
«La manière dont l’UDC traite Samuel Schmid est injuste et triste. Je me réjouis de voir prendre fin le théâtre de ces derniers mois», a déclaré Eveline Widmer-Schlumpf dans un entretien au SonntagsBlick.
Dans la NZZ am Sonntag, elle précise être de son côté toujours potentiellement dans la ligne de mire de l’UDC, son ex-parti, mais pas sous un feu roulant actuellement.
La Grisonne se dit optimiste pour l’avenir de sa nouvelle formation, le Parti bourgeois démocratique (PBD). «Je suis persuadée que nous progresserons là où nous sommes bien implantés». Prendre pied dans de nouveaux cantons exigera en revanche du temps.
Dans un entretien à la SonntagsZeitung, le président de la Confédération Pascal Couchepin appuie la politique menée par Samuel Schmid en matière militaire. Il considère aussi que Schmid n’a pas à se justifier mercredi prochain (jour de rentrée politique) devant le Conseil fédéral en raison de l’affaire Nef.
«Non, il ne le doit pas. Mon Dieu, il sait lui-même qu’il aurait été préférable d’informer le Conseil fédéral de la procédure [enquête pénale, sur plainte pour harcèlement sexuel de son ex-compagne en septembre 2006, ndlr] contre Monsieur Nef. Mais nous ne devons pas en faire une affaire Schmid».
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