Guantanamo: l’espace Schengen accorde ses violons
Les Etats de l'espace Schengen ont convenu jeudi à Luxembourg de partager les informations qu'ils obtiendraient des Etats-Unis avant d'accepter d'héberger d'anciens détenus de Guantanamo. La Suisse partage cette position.
Pour Eveline Widmer-Schlumpf, cet échange d’information est important. Les anciens détenus doivent pouvoir se déplacer librement au sein de l’espace Schengen, a expliqué la ministre suisse de la Justice jeudi à Luxembourg.
Des pays comme l’Allemagne ou l’Autriche avaient posé la question d’une éventuelle limitation de la liberté de mouvement des anciens détenus au sein de l’espace Schengen. Mais cette option est désormais écartée.
La législation liée à Schengen exclut en effet de pouvoir limiter la liberté de mouvement des anciens détenus. «Au niveau légal, la Suisse peut éventuellement trouver une possibilité dans son droit national, mais cela serait difficile à mettre en œuvre au niveau technique», a souligné Eveline Widmer-Schlumpf.
Pour l’heure, une poignée seulement de pays de l’UE se sont dits prêts à héberger d’anciens prisonniers de Guantanamo. La Suisse examine elle aussi si elle veut accueillir un ou plusieurs de ces anciens détenus.
Par ailleurs, une petite cérémonie a été organisée à Schengen pour célébrer l’entrée de la Suisse dans l’espace éponyme. Eveline Widmer-Schlumpf y a dévoilé une plaque portant l’inscription Confoederatio Helvetica aux côtés des autres Etats membres.
swissinfo.ch et les agences
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.