L’Affaire Kadhafi ne sera pas classée pour motifs politiques
Le procureur général de Genève Daniel Zappelli a exclu mercredi de classer pour des motifs politiques la procédure pénale ouverte contre Hannibal Kadhafi et sa femme Aline.
«Je n’envisage pas un classement pour des motifs politiques», a déclaré devant la presse M. Zappelli. A l’heure actuelle, la seule possibilité pour que la procédure s’éteigne est que les deux domestiques, qui accusent le fils du colonel Kadhafi et sa femme de les avoir brutalisés, retirent leur plainte.
Ce que ceux-ci ne comptent pas faire pour le moment. Ils attendent la suite de la procédure, a déclaré mercredi leur avocat François Membrez. Les plaignants sont un Marocain et une Tunisienne. L’homme est actuellement sans nouvelle de sa mère et de son frère. Selon M. Membrez, ces deux personnes ont été arrêtées en Libye et seraient retenues contre leur gré dans ce pays. Ils seraient en «très grand danger» selon l’avocat.
Pour le moment, le juge d’instruction Michel-Alexandre Graber, qui a inculpé le couple Kadhafi de lésions corporelles simples, menaces et contraintes envers leurs domestiques, n’a pas fixé la date de la prochaine audience.
A noter que le Ministère public genevois a soulignl n’avoir subi aucune pression, ni du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), ni de la Mission suisse auprès des organisations internationales, a poursuivi M. Zappelli. «Le DFAE s’est montré hautement respectueux de l’indépendance de la Justice».
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