L’UDC exige la démission de Samuel Schmid
L'Union démocratique du centre (UDC/ droite nationaliste) a officiellement demandé la tête de son ex-représentant au gouvernement. Le ministre de la Défense se trouve toujours sur la sellette après la suspension du chef de l'armée Roland Nef.
Dans la perspective de la séance extraordinaire des commissions du Parlement sur l’affaire Nef agendée vendredi, l’UDC a diffusé un communiqué mercredi. Outre le départ rapide de Samuel Schmid, le parti – auquel le ministre appartenait avant de rejoindre les rangs du Parti bourgeois démocrate – réclame également une enquête sur la procédure de sélection des cadres au Département fédéral de la défense (DDPS).
Si Samuel Schmid donnait suite, l’UDC présenterait un candidat à sa succession, «comme pour toute autre vacance», a indiqué le porte-parole du parti Alain Hauert. Il a toutefois précisé qu’aucune liste de candidats possibles n’existe pour l’heure. Jusqu’ici, seuls les Verts ont demandé le retrait de Samuel Schmid.
L’affaire Nef a débuté à mi-juillet. Nommé chef de l’armée sur proposition de Samuel Schmid en juin 2007, Roland Nef était en fait sous le coup d’une enquête pénale pour avoir harcelé son ex-compagne. Cette enquête n’a été classée qu’à l’automne 2007, après que le commandant de corps lui a versé de l’argent à titre de réparation.
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