La sécurité dans les trains ne doit pas être privatisée
La sécurité dans les trains doit rester entre les mains de la police et ne pas passer en mains privées. C'est ce que demande une coalition réunissant la Fédération suisse des fonctionnaires de police, le Syndicat du personnel des transports, la Conférence Ebenrain-Alliance des salariés et Amnesty International.
C’est lundi prochain que la Chambre haute du Parlement devrait se pencher sur la deuxième réforme des chemins de fer et la privatisation de la police ferroviaire. Les quatre organisations – qui forment selon leurs propres termes «une coalition peu commune» – lui lancent donc un appel.
Les sénateurs sont invités à ne pas suivre le gouvernement ni la Chambre basse sur la voie d’une privatisation de la police ferroviaire. La décision prise ce printemps par les députés «est absolument fausse», selon Heinz Buttauer, président de la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP) qui rassemble près de 95 % des policiers suisses.
La privatisation de la police des trains ouvrirait la porte à la privatisation de compétences souveraines de la police. Amnesty International s’inquiète également de la sécurité des quelques 300 millions de passagers annuels des trains suisses.
La Conférence d’Ebenrain, la plus grande alliance d’organisations faîtières syndicale du pays, s’oppose, elle, à la privatisation des services publics pour des raisons d’économie.
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