Les Suisses toujours derrière leur armée
La population continue à soutenir son armée malgré l'affaire Nef. Selon un sondage du SonntagsBlick, 72% des Suisses sont pour une armée. Mais 56% des sondés voudraient qu'elle soit composée de volontaires ou carrément de professionnels.
A la question: «Est-ce que la Suisse a besoin d’une armée ?», seules 26% des personnes interrogées répondent «non». C’est nettement moins que les 35,6% qui avaient voté en 1989 pour l’abolition de l’armée.
Malgré cela, ils ne sont plus que 40% a soutenir le système traditionnel de l’armée de milice. Interrogé par le journal dominical, l’expert militaire Karl Haltiner prévoit l’abandon de l’obligation de servir dans les cinq ans et plaide pour une armée de 25’000 volontaires et de 5000 professionnels, qui coûterait deux fois moins cher au contribuable.
Selon lui, cet effectif suffirait, car la menace ne vient plus d’une guerre aux frontières. Aujourd’hui, il est plutôt question de défendre les infrastructures du pays en cas d’urgence.
Enfin 54% des sondés estiment que l’armée n’est pas en crise à la suite de l’affaire Nef. C’est également l’avis du divisionnaire Hans-Ulrich Solenthaler.
«Ce sont les soldats qui font l’armée, et ils accomplissent leur tâche de manière excellente», assure, dans le journal Sonntag, le commandant de la Division territoriale 4, l’une des personnalités évoquées pour la succession de Roland Nef.
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