Référendum mal parti pour l’extrême-droite
L'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) ne soutiendra pas le référendum contre l'extension de la libre circulation des personnes avec l'Union européenne. Le comité central a décidé d'y renoncer par 10 voix contre 7.
Il ne s’agit toutefois pas d’un non catégorique: les instances dirigeantes de l’ASIN laissent le choix à ses 47’000 membres de signer ou non le référendum. La formation politique, dont le comité directeur de 19 membres comprend six députés de l’UDC (Union démocratique du centre / droite nationaliste), suit ainsi la position de l’UDC Suisse.
Les petits partis de l’extrême-droite que sont les Démocrates Suisses, la Lega dei Ticinesi et le Parti de la liberté ont commencé à récolter des signatures. Ils sont soutenus notamment par l’organisation de jeunes «Youg4Fun» et par les jeunes UDC. Ils ont jusqu’au 2 octobre pour rassembler les 50’000 paraphes requis.
«L’adhésion rampante à l’Union européenne» reste toutefois un des chevaux de bataille de l’ASIN, indique son président. Elle entend désormais concentrer ses forces et ses moyens sur son initiative «Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère (accords internationaux: la parole au peuple !)».
La votation fédérale sur la reconduction de l’accord de libre circulation des personnes avec l’UE et son extension à la Roumanie et la Bulgarie est d’ores et déjà agendée au 8 février 2009, pour autant que le référendum aboutisse.
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.