Report de l'exposition nationale : les responsables d'Expo 01 font la sourde oreille

Au lendemain d'une nouvelle campagne lancée par les médias alémaniques, l'état-major d'Expo 01 déplore les propos tenus par les quatre présidents des partis gouvernementaux, et se retranche derrière le rapport Hayek.

Ce contenu a été publié le 14 septembre 1999 - 17:55

Au lendemain d'une nouvelle campagne lancée par les médias alémaniques, l'état-major d'Expo 01 déplore les propos tenus par les quatre présidents des partis gouvernementaux, et se retranche derrière le rapport Hayek.

Tout le monde pensait que le calme serait à nouveau de mise, au moins jusqu'à la publication du rapport Hayek, chargé de clarifier une fois pour toute la faisabilité de l'exposition nationale. Faux espoirs... A la surprise générale, lundi soir, sur les ondes de la radio suisse alémanique, les présidents des quatre partis gouvernementaux se déclaraient favorables à un report de l'exposition à 2002 ou 2003. Mardi, en cours de journée, les états-majors des mêmes partis - à savoir le parti socialiste, le parti radical, le parti démocrate chrétien et l’union démocratique du centre - relativisaient le propos en affirmant vouloir encore croire à l’Exposition nationale.

Mardi après-midi, à Neuchâtel, l’état-major de l’Expo 01 était réuni pour répondre aux questions des journalistes. Dans le calme. Pas d’énervement apparent. Pas de contre déclaration tonitruante. Pour le président Francis Matthey le travail continue. Pour la directrice intérimaire, Nelly Wenger, la passion est intacte et son seul souhait est que le projet se stabilise à nouveau d’ici la fin du mois, date probable de la remise du rapport Hayek. Et lorsqu’on demande à Francis Matthey quel sens politique il donne aux déclarations des présidents de partis, il répond paisiblement qu’il se refuse à ajouter de nouvelles rumeurs à celles, innombrables, qui courent déjà à propos d’Expo 01.

Bref, l’heure est aux questions, autant qu’aux non-réponses. Et la clé de l’exposition porte plus que jamais un seul nom : Hayek.

Bernard Léchot

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