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SAirGroup plonge dans le rouge

(swissinfo.ch)

2,9 milliards de francs suisses: c'est le montant des pertes annoncées lundi matin par le groupe pour l'année 2000. C'est le plus mauvais résultat de son histoire. Pour tenter de sortir des chiffres rouges, SAirGroup prévoit un changement de stratégie.

Le trou est encore plus gros que prévu. La perte nette essuyée par le transporteur suisse l'année dernière se monte en effet est à 2,885 milliards de francs, contre un bénéfice de 273 millions en 1999. Et cela malgré une augmentation de 25% du chiffre d'affaires, à 16,3 milliards.

Cette catastrophe financière est, en grande partie, la conséquence des participations dans des compagnies étrangères, comme l'explique SAirGroup dans un communiqué publié lundi matin, en prélude à sa conférence de presse bilan à Zurich.

Le groupe a subi les pertes générées par ses participations. Il a également dû procéder à d'énormes amortissements et provisions extraordinaires. A quoi s'ajoute la flambée des prix du carburant. Total de la facture: plus de 3,7 milliards de francs.

La compagnie belge Sabena, détenue à 49,5% par SAirGroup, enregistre une perte nette de 496 millions de francs suisses. L'addition est encore plus lourde en France, avec AOM, Air Liberté et Air Littoral: 600 millions de francs suisses. Quant à l'allemand LTU, ses pertes se montent à 343 millions.

Mais l'année est également mauvaise pour les compagnies suisses du groupe. Ainsi, Swissair, le fleuron, le symbole national, enregistre un déficit d'exploitation de 195 millions. Pertes également, mais plus légères, chez Crossair (20 millions) et Balair (25 millions).

Les rentrées financières de SAirGroup, il faut les chercher du côté des autres activités. A la fois SAirLogistics (les services au sol, l'entretien), avec 99 millions de bénéfices et SAirRelations (restauration, hôtels, duty-free), avec 300 millions, font de bons résultats.

Reste à savoir, maintenant, comment le nouvel homme fort de SAirGroup, Mario Corti, va s'y prendre pour redresser la situation. On devrait en savoir plus dans le courant de la journée, après la conférence de presse du groupe. Mais le communiqué, ce matin, identifie déjà deux priorités.

La première: «réduire le plus rapidement possible les risques émanant des participations aériennes». Seconde priorité: «améliorer la capacité de rendement de manière durable». Il y a, visiblement, du pain sur la planche.

Pierre Gobet, Zurich


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