Le tour du monde sans une goutte d’essence
53'451 km en 18 mois, sans consommer une seule goutte de carburant. Jeudi, le taxi solaire du Suisse Louis Palmer a terminé son tour du monde à Root, dans le canton de Lucerne. Il est le premier à réaliser cet exploit.
Louis Palmer est parti de Lucerne le 3 juillet 2007. Tout au long de son voyage, il a transporté plusieurs grands de ce monde. A New York par exemple, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a été son passager.
Le taxi n’a pas connu de gros problèmes. Il a été immobilisé pendant deux jours pour des problèmes avec l’aluminium des suspensions, du châssis et du timon de la remorque, a déclaré Louis Palmer jeudi au quotidien romand Le Temps.
En revanche, le moteur, la batterie et le système électrique ont «parfaitement tenu», a encore expliqué l’ingénieur, journaliste et aventurier. Il a l’intention de repartir dans un an pour un tour du monde en 80 jours dans une voiture solaire «beaucoup plus rapide».
Louis Palmer n’a qu’un regret. Le Japon est le seul pays à lui avoir refusé une autorisation d’entrée pour la seule raison que les numéros des plaques d’immatriculation suisses n’y sont pas acceptés.
Le taxi solaire a trois roues et est équipé d’une remorque de six mètres carrés supportant des cellules solaires qui fournissent 50 % de l’énergie nécessaire au voyage. Le reste provient d’une batterie rechargeable avec de l’énergie solaire produite en Suisse.
Cette électricité a été injectée dans le réseau afin que le taxi puisse s’alimenter en chemin en se branchant sur une prise électrique. Entre les continents, le véhicule a été chargé sur des bateaux.
Le taxi solaire a été conçu par quatre hautes écoles suisses: la Haute école de technique et d’architecture de Lucerne (HTA), l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, la HES Argovie et la HES Berne. Le taxi a une autonomie de 400 km et peut atteindre 90 km/h.
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