CO2 : des précisions sur la responsabilité de l’homme
La première hausse de la concentration en CO2 dans l'air due à l'activité humaine a été observée lors de la Révolution industrielle. C'est ce qu'ont démontré des chercheurs de l'Université de Berne et de l'institut allemand Alfred Wegener.
Les chercheurs ont découvert que l’homme n’est pas responsable d’une
précédente hausse du CO2 survenue à l’Age de la pierre. L’étude réfute ainsi une hypothèse fortement controversée, selon l’institut Oeschger de l’Université de Berne.
L’hypothèse affirmait que l’homme était à l’origine d’une mystérieuse augmentation de la concentration en CO2 dans l’air depuis 6.500 ans, soit à l’Age de la pierre, à cause du développement de l’agriculture et de la déforestation. L’homme aurait ainsi une influence globale sur le climat dès les premiers temps, donc bien avant la Révolution industrielle où l’utilisation du charbon et des carburants fossiles est à l’origine d’une forte hausse.
Selon l’étude qui sera publiée jeudi dans la revue «Nature», ce sont les processus biologiques dans les océans qui sont à l’origine de la hausse observée. L’analyse des bulles de CO2 contenues dans les carottes glaciaires retirées de l’Antarctique permet de tirer des conclusions sur la composition de l’air durant ces 11.000 dernières années.
C’est la teneur du CO2 en carbone 13, un isotope stable non radioactif, qui permet de tirer des conclusions. Si les activités humaines avaient été à l’origine de la hausse en CO2, la teneur en carbone 13 aurait été plus élevée, ce qui n’était pas le cas.
swissinfo.ch et les agences
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.