Navigation

Comment la Suisse démantèle sa première centrale nucléaire

Il faudra encore quinze ans avant que toute trace de la centrale nucléaire de Mühleberg disparaisse. sda-ats

Le compte à rebours est lancé. Dans 150 jours environ, la Suisse débranchera pour la première fois définitivement l’une de ses centrales nucléaires. Commenceront ensuite des travaux de démantèlement d’une durée prévue de quinze ans. Il s’agit d’une opération de routine, mais…

Ce contenu a été publié le 23 juillet 2019 - 16:47

Débrancher définitivement la centrale de Mühleberg du réseau ne constitue pas vraiment un casse-tête pour les Forces motrices bernoisesLien externe (BKW), la société électrique qui l’exploite. En effet, les installations ont été éteintes chaque année durant les travaux de révision.

Comme plus aucune électricité ne sera produite, le démontage et le broyage des équipements utilisés exclusivement à cette fin, comme les turbines, les générateurs et les condensateurs, pourront commencer immédiatement après la coupure. La salle des machines sera ensuite préparée pour le démontage, la décontamination et l'emballage du matériel démonté.

Le défi commence en 2020

End of insertion

Lorsque le réacteur sera arrêté, la centrale nucléaire se trouvera dans les mêmes conditions que lors de la révision annuelle. Toutefois, le couvercle du conteneur pressurisé du réacteur restera fermé pendant encore trois mois. Pendant cette période, la radioactivité sera réduite mille fois par rapport au régime d'exploitation.

Ensuite, le cœur du réacteur sera extrait: les éléments combustibles. Comme lors d’une révision annuelle, ceux-ci seront transférés dans un bassin de refroidissement séparé, puis stockés pendant plusieurs années afin que le rayonnement puisse diminuer.

98% de radioactivité en moins

End of insertion

D’ici 2024, tous les éléments combustibles seront transférés dans le lieu de stockage intermédiaire des déchets hautement radioactifs, à Würenlingen, dans le canton d’Argovie. Selon l’exploitant, 98% de la radioactivité quittera ainsi la centrale de Mühleberg.

Tout ce qui restera alors dans le bâtiment du réacteur sera contrôlé à distance, puis démonté sous l’eau. Toute la partie nucléaire de la centrale sera démantelée d’ici 2030.

6000 tonnes de déchets radioactifs dans les profondeurs du sol

End of insertion

Des milliers de tonnes de matière devront être soumises à un test de radioactivité, broyées et triées. Le matériel sera divisé en trois parties: les déchets radioactifs, le matériel qui doit être décontaminé et nettoyé, et le matériel propre recyclable.

Au total, 6000 tonnes de matériaux (moins de 2% de l’ensemble des déchets) seront préparées comme déchets radioactifs, afin d’être déposées dans des couches géologiques profondes. Les 98 % restant (200’000 tonnes) seront recyclés ou éliminés comme déchets de construction.

Jusqu'à ce qu'il soit prouvé qu'il n'y a plus de source radioactive dangereuse sur le site, le démantèlement sera supervisé par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaireLien externe.

Retour à la normale en 2034

End of insertion

De 2030 à 2034, les bâtiments devenus inutiles seront démolis. A partir de 2034, la zone pourra être utilisée à d'autres fins et la situation reviendra à la normale, comme en 1967.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.