Ski nordique: les Suisses ont des ambitions

Laurence Rochat espère participer à ses premiers Jeux olympiques. Keystone Archive

La saison débute vendredi, en Finlande. Même si les Jeux olympiques constituent leur objectif premier, les Suisses espèrent briller en Coupe du monde.

Ce contenu a été publié le 22 novembre 2001 - 19:54

La Finlande est encore sous le choc des affaires de dopage relatives à leurs athlètes lors des derniers Championnats du monde de Lahti. Or, vendredi à Kuopio, les trois coups de la discipline seront frappés; marquant le début de la saison 2001/2002.

Sur les bords du lac Kallavesi, au centre du pays finnois, l'heure est donc au premier rendez-vous de Coupe du monde. A cette occasion, l'élite mondiale, toutes spécialités confondues (sauteurs, fondeurs, combinés nordiques), sera réunie dans cette ville de 72.000 âmes.

De la neige artificielle

«Il fait doux», raconte, par téléphone, Laurence Rochat, la fondeuse de la Vallée-de-Joux, arrivée mardi soir avec les autres membres du cadre national. «D'habitude, à cette époque, il fait facilement moins vingt degrés. Vu l'enneigement insuffisant, les pistes ont été préparées à l'aide de neige artificielle. Et il y a beaucoup de cailloux. Heureusement la neige est annoncée...».

En cette année olympique, les résultats en Coupe du monde revêtent un intérêt supplémentaire. Ils serviront en effet de critères en vue des sélections pour les Jeux. De Kuopio à Val di Fiemme (Italie) neuf manches de la Coupe du monde, dont une à Davos (15-16 décembre), doivent permettre ainsi aux Suisses d'obtenir leurs billets pour les Etats-Unis.

«Cette saison, notre objectif principal est de nous démarquer lors des Jeux», relève Michel Antzemberger, patron des fondeurs suisses. «Nous devons obtenir des résultats égaux voire supérieurs à ceux de Nagano. Au Japon nous avions obtenu deux diplômes olympiques. Le relais féminin est même passé tout près de la médaille de bronze.»

Les espoirs du patron des fondeurs

Si les Jeux restent l'objectif prioritaire des Suisses, la Coupe du monde n'est pas négligée pour autant. «J'attends des messieurs qu'ils améliorent leurs performances de l'hiver passé. Et des dames qu'elles poursuivent leur progression», souligne Michel Antzemberger. Notre ambition est d'entrer à chaque fois dans les points (réd: les 30 premiers)»

Le patron des fondeurs espère de plus qu'un athlète, appartenant aussi bien au cadre féminin que masculin, parvienne à se qualifier dans le groupe rouge (les 30 premiers classés en Coupe du monde). Ce dernier serait alors invité d'office en Coupe du monde. Un plus pour la fédération dont le budget nordique reste modeste.


Pierre-Henri Bonvin

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