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En Suisse, le trafic de diamants n’est plus éternel

La Confédération espère surtout effacer la Suisse de la carte des trafiquants de diamants. Keystone Archive

Dès jeudi, la Confédération va recenser et contrôler la provenance et l'origine des diamants qui transitent par les ports francs de Genève et de Zurich. La Suisse cherche ainsi à tarir le trafic de pierres précieuses provenant de pays en guerre.

Un récent rapport des Nations unies avait souligné le rôle des deux principaux ports francs helvétiques comme probable lieux de blanchiment de diamants provenant de Sierra Leone. Un trafic qui a permis de financer les bandes armées qui ravagent ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Suite à ce rapport et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU interdisant l’importation de diamants issus de Sierra Leone et d’Angola, la Suisse a pris une première série de mesures d’interdiction en septembre dernier.

Elles visaient l’importation et l’entreposage dans les ports francs de diamants bruts sans certificat d’origine officielle. Dès jeudi, les fonctionnaires helvétiques vont renforcer le contrôle de ces mesures et recenser les entrées et les sorties effectuées depuis les ports francs.

Berne sera dès lors à même d’évaluer le trafic de diamants qui transite par ces zones hors taxes. Mais la Confédération espère surtout effacer la Suisse de la carte des trafiquants de diamants.

Pour ce faire, Berne a également dressé une liste d’une dizaine de pays sensibles comme le Liberia, la Guinée, la Côte-d’Ivoire, le Burkina Faso ou le Zimbabwe.

Car les diamants exportés illégalement de Sierra Leone ou d’Angola transitent souvent par ces pays. Ils sont désormais bloqués s’ils arrivent de ces pays avant d’être scrupuleusement contrôlés par des experts.

«Mais les certificats d’origine peuvent être falsifiés», tempère Fritz Schmucki, chef de division à la Direction générale des douanes. Raison pour laquelle la Suisse participe activement à l’élaboration d’un système de certification pour les diamants bruts décidé par l’assemblée générale de l’ONU en décembre dernier.

«Le but est de pouvoir contrôler l’origine du diamant depuis son extraction jusqu’à sa taille chez les diamantaires», précise Markus Leitner, un fonctionnaire des Affaires étrangères qui participe à cette initiative de l’ONU.

Selon Markus Leitner, ce système de contrôle est difficile à mettre au point, essentiellement pour des raisons techniques: «mais nous devrions pouvoir présenter un projet à la fin de l’année».

Frédéric Burnand

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