La Suisse se maintient dans le groupe mondial
La Suisse fera encore partie des 16 meilleures nations de la planète tennis en 2006. A Genève, l'équipe helvétique a battu samedi la Grande-Bretagne (5-0).
Le retour du no 1 mondial Roger Federer lors de ce match de barrage de la Coupe Davis a été déterminant.
La Suisse, actuellement 9è du classement de la Coupe Davis dominé par l’Espagne, appartient au groupe mondial depuis 1995. Avant ce match de barrage contre la Grande-Bretagne, elle s’était déjà retrouvée à cinq reprises le dos au mur lors des dix éditions précédentes. Sans conséquence aucune.
Dans la halle 6 de Palexpo de Genève, l’équipe du capitaine fraîchement nommé Séverin Lüthi n’a pas connu le moindre souci. L’affaire était déjà jouée après le double de samedi, soit le troisième des cinq matches au programme.
Il faut remonter en juillet 2000 pour trouver trace d’une victoire helvétique aussi rapidement acquise. George Bastl, Roger Federer, Lorenzo Manta et Michel Kratochvil avait alors étrillé la Biélorussie (5-0 à St-Gall).
L’éclosion d’un numéro 2
Au cours des dix rencontres qui ont suivi, le numéro 1 mondial n’a été dignement soutenu par ses coéquipiers qu’en février 2003, contre les Pays-Bas. Le Bernois Michel Kratochvil avait apporté le point décisif lors du dernier match.
Le sort des autres parties a exclusivement dépendu de l’efficacité du Bâlois. Il avait ainsi offert la victoire à la Suisse en enlevant ni plus ni moins que ses deux simples et le double face aux Etats-Unis en 2001, au Maroc en 2002, à la France en 2003 et à la Roumanie en 2004.
Ce week-end, Roger Federer s’est réjoui de pouvoir compter, enfin, sur un bon numéro 2 en la personne de Stanislas Wawrinka (20 ans, ATP 60).
Après la victoire expéditive de son leader face au Britannique Alan Mackin, le Vaudois a, devant un peu moins de 7000 spectateurs, parfaitement supporté la pression, s’imposant également en trois sets au dépens d’Andy Murray.
Le compliment du chef
«Stanislas a grandement progressé ces derniers mois, se félicite Roger Federer. Son jeu est plus solide, plus constant. Mon absence en mars lors du premier tour contre les Pays-Bas l’a obligé à prendre ses responsabilités.»
Pour rappel, le joueur rhénan avait fait l’impasse sur ce rendez-vous afin de privilégier ses desseins personnels, à savoir la défense de sa place de numéro un mondial. La Suisse s’était alors inclinée 2 à 3.
Finaliste à Gstaad, auteur de deux bons tournois du Grand Chelem à Roland-Garros et l’US Open (3e tour), Stanislas Wawrinka est conscient des progrès qu’il a accompli cet été. «Je maîtrise mieux mes émotions, convient-il. Je m’énerve moins que par le passé.»
Brillant en double ce samedi aux côtés de Roger Federer, Yves Allegro est également ravi de la tournure des événements. «A Fribourg (n.d.l.r. il avait gagné le double avec George Bastl), nous avions pris conscience que gagner sans Roger était possible même si la victoire finale avait finalement souri aux Hollandais», souligne le Valaisan.
Une décision en octobre
Rassurée, la Suisse peut espérer jouer les premiers rôles à l’avenir, pour autant que son chef de file place la Coupe Davis sur la liste de ses priorités. «Cette compétition est importante à mes yeux, insiste Roger Federer. La remporter est un de mes objectifs, comme la défense de mon rang de numéro un mondial. Je dois aussi faire attention à m’accorder des plages de repos.»
Le Bâlois donnera une réponse rapide quant à sa participation au premier tour en février prochain. «Au plus tard lors du tournoi de Bâle à la fin du mois d’octobre», précise-t-il. L’adversaire de la Suisse et le lieu de la rencontre seront connus jeudi prochain.
swissinfo, Raphael Donzel
La Suisse et la Grande-Bretagne s’affrontaient pour la quatrième fois en Coupe Davis.
Les trois premiers duels avaient souri aux Anglais (5-0 en 1969, 4-1 en 1976 et 3-0 en 1985).
Le no 1 britannique Tim Henman (ATP 28) n’était pas à Genève (retrait de l’équipe depuis janvier de cette année).
– La Suisse a battu la Grande-Bretagne sur le score de 5 à 0 à Fribourg et a ainsi assuré sa place dans le groupe mondial en 2006.
– Vendredi, Roger Federer s’est facilement défait d’Alan Mackin (6-0 6-0 6-2) avant que Stanislas Wawrinka n’en fasse de même face à Andrew Murray (6-3 7-6 6-4).
– Samedi, Roger Federer et Yves Allegro ont apporté le troisième point, synonyme de victoire, après avoir dominé la paire Greg Rusedski/Andrew Murray (7-5 2-6 7-6 6-2).
– Dimanche, les deux points supplémentaires conquis par George Bastl (6-3 6-0 contre David Sherwood) et Stanislas Wawrinka (7-5 7-6 contre Alan Mackin) n’ont qu’une valeur anecdotique.
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