On meurt toujours plus souvent dément
Le nombre des décès en état de trouble neurologique grave est en augmentation en Suisse, essentiellement en raison de l'âge de plus en plus avancé atteint par la population. Entre 1996 et 2006, ce type de décès a augmenté de près de deux tiers (ou 6% du total des décès), selon l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Au cours des 35 dernières années, les statisticiens ont observé un net recul du nombre de décès chez les moins de 80 ans et une hausse correspondante chez les plus âgés. En 1970, plus de 70% des personnes décédées avaient moins de 80 ans, contre 45% en 2006.
Les maladies cardiovasculaires sont, en Suisse, à l’origine de 37% des décès et sont la principale cause de mortalité, sur un nombre total de quelque 60’000 décès en 2006.
Viennent ensuite les tumeurs malignes, à l’origine d’un quart des décès. Deux autres causes jouent un rôle important, avec une part de 6%: les accidents et morts violentes (le suicide dans 35% des cas) et les maladies du système respiratoire. Les décès liés à une maladie infectieuse ne représentent plus qu’une part d’environ 1%.
La statistique 2006 enregistre un recul de presque tous les grands groupes de maladie, et en particulier des cancers. Mais l’évolution diffère selon les sexes: chez les femmes, le cancer du poumon continue d’augmenter (983 décès) alors qu’il est en recul chez les hommes. Le cancer du fumeur reste toutefois le plus mortel pour les hommes (1951 décès). Pour les femmes, c’est celui du sein (1325 décès).
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.