Un expert suisse confirme la coopération irakienne

Rolf List estime que l'ONU a besoin d'un an pour terminer ses inspections. Keystone

De retour d'Irak, Rolf List se dit convaincu de l'utilité des inspections de l'ONU. L'expert suisse en désarmement souhaite leurs prolongations.

Ce contenu a été publié le 11 mars 2003 - 20:46

Il souligne, par ailleurs, la bonne coopération des autorités irakiennes.

Membre du pool des experts helvétiques pour la promotion civile de la paix du ministère des Affaires étrangères, Rolf List est l'un des deux seuls Suisses qui ont reçu une formation complémentaire de plusieurs mois auprès des Nations Unies.

Et c'est à ce titre qu'il a été envoyé en Irak. «Pendant les trois mois que moi et mon équipe avons passés sur le terrain, confie Rolf List à swissinfo, nous avons eu aucun problème pour pouvoir accéder à des sites soupçonnés de cacher ou de fabriquer des armes.»

Et d'ajouter: «Les autorités irakiennes n'ont jamais empêché une visite, même lorsqu'elles étaient prévenues dix minutes avant».

Installations civiles et militaires

Sur place, en Irak, ce douanier bâlois a surtout été sollicité dans le domaine des «biens à double usage», précise le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Concrètement, il a mené des expertises de biens et d'installations utilisables à des fins aussi bien civiles que militaires.

Aux termes de la résolution 1441 de l'ONU, Rolf List et ses collègues ont visité des sites militaires mais également des brasseries, des usines et des universités.

Le Bâlois insiste sur le fait que «son équipe a pu inspecter tous les sites qu'elle avait elle-même choisis».

La guerre n'est pas une solution

De retour en Suisse, Rolf List insiste sur le fait qu'aucun site suspect n'a été repéré à ce jour. «Nous n'avons rien trouvé, mais cela arrivera peut-être plus tard», concède-t-il.

Pour l'expert suisse, les inspections devraient être prolongées pour que la communauté internationale soit absolument certaine qu'il n'existe plus d'armes de destruction massive en Irak.

«La guerre n'est pas une solution, lance le Bâlois. Mais elle est plus probable que la paix.» Cette crainte est d'ailleurs largement partagée par les Irakiens que Rolf List a rencontrés sur place.

swissinfo, Vanessa Mock et Joanne Shields
(traduction: Jean-Louis Thomas)

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