Un médiateur pour défendre les handicapés

Une meilleure intégration passe notamment par un accès facilité aux bâtiments publics. Keystone

A Bâle, dès le 1er septembre, une personne s’occupera à temps complet de favoriser l’intégration des handicapés.

Ce contenu a été publié le 31 août 2003 - 13:53

Un projet concret après le refus de l’initiative «Droits égaux pour les personnes handicapées» le 18 mai.

Contre-projet indirect à l’initiative, la nouvelle loi fédérale encourage les cantons à prendre des mesures pour défendre les intérêts des handicapés. Dès le 1er janvier 2004, entrée en vigueur de la nouvelle loi, ce sera même une obligation.

Pour l’instant, Bâle-Ville a été le premier canton à réagir, après le rejet de l’initiative en votation populaire, en créant un poste de médiateur chargé de lutter contre les discriminations et de favoriser l’intégration des handicapés.

Un thérapeute expérimenté



C’est Martin Haug qui occupe ce poste. Un thérapeute bien connu à Bâle pour avoir déjà collaboré à différents projets d’intégration des handicapés, dans les écoles, les musées et au Conservatoire.

Dans sa nouvelle fonction, ce dernier devra surtout collaborer avec l’administration cantonale.

Il devra, par exemple, définir les lignes directrices pour améliorer la vie des handicapés dans différents secteurs: accès facilité aux manifestations culturelles et aux musées, intégration dans le monde du travail, etc.

«Depuis le 1er janvier 2004, tous les cantons devront suivre les directives de la loi et faire quelque chose dans ce sens», constate le directeur de la section «adultes handicapés» du département bâlois de l’instruction publique, où sera également installé le nouveau médiateur.

«Il est possible que certains cantons ne créent pas un poste ad hoc, mais confient le mandat à l’un des nombreux offices de l’administration, poursuit Hansjörg Lüking. A Bâle, nous avons préféré donner cette responsabilité à une personne spécifique.»

Abattre des murs, construire des ponts



Cette décision a été prise après de nombreux contacts avec les organisations d’aide aux personnes handicapées. Hannes Schnider, membre de la direction de l’association «Agile», se réjouit du projet bâlois.

Selon lui, même si le budget se limite à 70’000 francs par année, il s’agit d’un réel effort en faveur des handicapés et pas juste d’un projet pour se donner bonne conscience et appliquer la loi.

Le responsable rhénan reconnaît aussi que le budget n’est pas très élevé. Mais, selon lui, cela devrait suffire. Le médiateur n’aura pas à prendre en charge les handicapés, mais plutôt les accompagner et les conseiller.

«Sa tâche consiste à faire connaître les services en place, à faire appliquer les principes existants, informer le public sur les difficultés que rencontrent les handicapés, etc., précise Hansjörg Lüking. Autrement dit: abattre des murs et construire des ponts.»

swissinfo, Raffaella Rossello
(Adaptation: Alexandra Richard)

Faits

On compte 800'000 personnes handicapées en Suisse, soit 14% de la population
Près de la moitié d’entre eux a plus de 65 ans
Sept bâtiments sur dix ne sont pas adaptés pour accueillir des fauteuils roulants

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