A Genève, Assad et Clinton entrent dans le vif du sujet
C’est sur le coup de 15 heures, seulement, à Genève, que les présidents syrien et américain se sont enfin retrouvés pour discuter de l’avenir des relations entre la Syrie et Israël. Mais, sur place, rien n’a filtré des préparatifs de leur rencontre.
C’est sur le coup de 15 heures, seulement, à Genève, que les présidents syrien et américain se sont enfin retrouvés pour discuter de l’avenir des relations entre la Syrie et Israël. Mais, sur place, rien n’a filtré des préparatifs de leur rencontre.
Ce sommet était initialement prévu pour midi, dans le grand hôtel qui avait abrité leur première rencontre, en terre genevoise, en 1994. Il a toutefois été retardé de trois heures pour, dit-on, laisser davantage de temps aux deux délégations qui devaient encore peaufiner leurs dossiers.
Bill Clinton, qui était arrivé à Genève en fin de nuit, en a profité pour s’en aller à pied, avec sa fille Chelsea, humer l’air de la rade du Lac Léman (photo). Hafez al-Assad, lui, a préféré rester au chaud et au sec.
Pour le reste, le black-out est presque total sur le contenu précis des discussions entre les deux chefs d’Etat. Seul un petit «pool» (comme on dit dans le jargon) de photographes a pu brièvement assister au coup d’envoi de la rencontre et recueillir les traditionnelles images de poignées de mains, avant que les deux hommes ne rejoignent leurs états-majors.
Pas d’informations sur le fond: une conférence de presse au plus haut niveau est peu probable et, dans le meilleur des cas, les journalistes n’auront, pour toute information officielle, que ce qu’ils pourront lire sur un éventuel communiqué de presse.
L’une des rares informations venues ce dimanche de l’entourage de Bill Clinton est qu’il avait eu, peu de temps auparavant, une conversation téléphonique avec le premier ministre israélien Ehud Barak, entretien qualifié de simple prise de contact.
Les mêmes sources indiquent d’ailleurs qu’il ne faut pas attendre de résultats immédiats de ce sommet. Il va de soi que le gouvernement israélien aura la primeur de l’information. S’il y avait accord pour une reprise des négociations, ce n’est sans doute pas à Genève qu’il serait annoncé.
Genève, Bernard Weissbrodt
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