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La politique de sécurité suisse passe par la coopération nationale et internationale

Après l'approbation par le Conseil national du rapport du Conseil fédéral sur la politique de sécurité 2000, le ministre de la Défense, Adolf Ogi, a dévoilé ce mercredi les détails du projet Armée XXI. Autrement dit, la réforme de l'armée suisse.

Après l’approbation par le Conseil national du rapport du Conseil fédéral sur la politique de sécurité 2000, le ministre de la Défense, Adolf Ogi, a dévoilé ce mercredi les détails du projet Armée XXI. Autrement dit, la réforme de l’armée suisse.

Dix ans après la chute du mur, le monde a changé. La guerre froide n’est plus qu’un vieux souvenir. Et l’ennemi n’est plus aux portes de la Suisse. Mais les conflits régionaux se multiplient. Et le terrorisme représente plus que jamais une menace.

Face à cette nouvelle donne, la Suisse doit s’adapter. Et dans ce contexte, elle doit urgemment procéder à une réforme de son armée.

La nouvelle armée suisse, et cela est fondamental dans le projet Armée XXI, restera une armée de milice. Elle continuera, bien sûr, à défendre les frontières du pays. Mais, en cas de catastrophe naturelle, elle devra également aider la population. Et puis, elle devra protéger les représentations diplomatiques étrangères en Suisse. Une mission qu’elle a, d’ailleurs, déjà commencé à remplir en 1999.

En fait, c’est la mission confiée à l’armée en dehors des frontières nationales qui est le plus touchée par ce projet de réforme. Une réforme, a tenu à rassurer le ministre de la Défense Adolf Ogi, qui n’entraînera pas une adhésion de la Suisse à l’OTAN. La neutralité helvétique reste inaliénable, a précisé le conseiller fédéral, même s’il faudra, à l’avenir, collaborer davantage sur le terrain avec les armées étrangères.

Une telle réforme impliquerait, bien entendu, des modifications, notamment constitutionnelles. Les soldats suisses devraient être armés, ne serait-ce que pour se protéger. De plus, sans parler d’une armée professionnelle, il faudrait créer un nouveau service de volontaires. Un service composé de recrues prêtes à partir à l’étranger et disposées à remplir leurs obligations militaires sur une période unique de dix mois. Une idée qui ne déplaît pas, soit dit en passant, aux milieux économiques.

Catherine Miskiewicz

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