La Suisse accueille une conférence sur la «sécurité humaine»
Sur l'invitation du conseiller fédéral Joseph Deiss, treize pays réfléchiront les 11 et 12 mai prochains à Lucerne sur la prolifération des armes légères ou le recrutement des enfants soldat. Une contribution à la paix civile dans le monde
A la pointe de ce combat: la Norvège et le Canada, ardents défenseurs d’une «diplomatie d’un genre nouveau» pour l’instauration d’un monde à visage humain.
C’est en effet sur l’île norvégienne de Lysœn, le 11 mai 1998, qu’ils ont scellé un partenariat inédit destiné à améliorer la sécurité humaine, à promouvoir les droits de la personne, à renforcer le droit humanitaire, à empêcher le conflit et à favoriser la démocratie et la bonne gestion des affaires publiques.
La Suisse, qui vient d’adopter un nouveau concept pour la «promotion de la paix», n’a pas eu de peine à accrocher, la même année, son wagon à cette locomotive norvégo-canadienne. Elle forme ainsi avec onze autres pays un réseau informel, destiné à réfléchir et lancer des projets dans un monde où les conflits ont changé de nature.
«La sécurité des êtres humains»à l’intérieur des Etats est bien plus menacée que la sécurité entre les Etats, souligne l’ambassadeur Raimund Kunz, chef de la division sécurité et paix du Département fédéral des affaires étrangères. Et les pays conviés, les 11 et 12 mai prochains, par le conseiller fédéral Joseph Deiss auront à débattre de deux thèmes essentiels pour la promotion de la paix civile.
Ils devront d’abord réfléchir sur la façon d’amener les acteurs non gouvernementaux d’un conflit à respecter les standards humanitaires. Ensuite, ils auront à proposer des mesures visant à contrôler le trafic des armes légères à l’intention de la conférence des Nations unies sur les armes légères, prévue pour 2001.
La Suisse, qui «accorde une grande importance aux armes légères», s’est déclarée disposée à accueillir cette conférence à Genève. Raison pour laquelle elle attend beaucoup de cette rencontre qui se déroulera sur les rives du lac des Quatre Cantons. A grand renfort d’experts issus d’organisations non gouvernementales.
Jugurtha Aït-Ahmed
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