Le HC Lugano à la conquête de l’Europe
Le champion suisse s’attaque, ce week-end, aux gros calibres du hockey européen en accueillant, sur sa patinoire, la phase finale de l’Euroligue, avec, en toile de fond, la possibilité de réussir un authentique exploit.
Le champion suisse s’attaque, ce week-end, aux gros calibres du hockey européen en accueillant, sur sa patinoire, la phase finale de l’Euroligue, avec, en toile de fond, la possibilité de réussir un authentique exploit.
L’espace de deux jours, la Resega de Lugano sera le centre du hockey européen avec le «final four» de l’Euroligue, cette compétition transformée, depuis trois ans, en un championnat des meilleurs clubs du continent. Champion suisse, sans rival actuellement sous nous latitudes, d’ores et déjà assuré d’achever le tour qualificatif au premier rang, le HC Lugano peut se permettre de voir plus grand en se frottant, samedi soir, aux redoutables Tchèques du Sparta Prague.
L’autre demi-finale opposera, toujours à Lugano, le tenant du titre russe Metallurg Magnitogorsk aux Finlandais de Turku. Dimanche, place aux finales pour la 3ème et la 1ère places. «Il s’agit sans conteste du plus grand événement organisé par notre club, nous voulons nous montrer à la hauteur», relève le président luganais, Fabio Gaggini.
Sur le papier, la phalange tessinoise ne part pas dans la peau du favori. «Mais sur deux matches, tout est objectivement possible, si nous évoluons à notre meilleur niveau; nous y croyons en tout cas», prophétise l’attaquant Jean-Jacques Aeschlimann, l’un des piliers de l’équipe depuis une décennie.
Il est vrai que Lugano n’en est plus à un exploit près, après avoir éliminé, contre toute attente, Dynamo Moscou en phase qualificative et surtout, début janvier, le Slovan Bratislava, dans un mémorable «mano a mano» et une incroyable victoire en Slovaquie. Lugano évoluera dans une patinoire comble et compte fermement sur le soutien de son public, qui peut parfois déplacer des montagnes.
En Suisse ou ailleurs, peu de spécialistes avaient misé sur la présence de Lugano à ce stade de la compétition, d’autant plus que les deux précédentes éditions de cette Ligue européenne n’avaient pas permis aux représentants suisses de s’illustrer, Berne (en 1997-98), puis Zoug et Fribourg (1998-99) ne franchissant pas le cap des poules qualificatives.
Cette saison, les Tessinois évoluent à un autre niveau, avec une équipe soudée et équilibrée, s’appuyant sur son gardien français Cristobal Huet, son patron suédois en défense Peter Andersson et une première ligne d’attaque de choc, avec Régis Fuchs, Christian Dubé et Philippe Bozon. Et comme Ambri-Piotta a remporté la Coupe Continentale (autre coupe d’Europe, mais de moindre importance), Lugano cherchera forcément à faire encore mieux que son grand rival cantonal.
Olivier Breisacher
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