Loup, lynx et ours, bientôt l’affaire des cantons
L´Office fédéral de l´environnement veut rendre aux cantons la compétence d´abattre les grands prédateurs s´ils causent trop de dégâts. Cette modification vise à favoriser le retour du lynx, du loup, et même de l´ours.
Les grands prédateurs restent évidemment protégés. Il s’agit seulement, dans l’esprit des autorités fédérales, de faire participer les cantons à la gestion de leurs populations. Cette délégation de compétences devrait notamment faciliter le retour du lynx en Suisse orientale.
Au mois de mai, l’Office fédéral de l’environnement a rencontré les autorités de Zurich, de St-Gall, de Thurgovie et des deux Appenzell et ces dernières se sont dites d’accord de collaborer à condition qu’elles puissent décider elles-mêmes de l’abattage d’un animal au cas où il s’en prendrait trop violemment aux troupeaux.
Une centaine de lynx adultes vivent actuellement dans les cantons de Vaud, du Valais, de Berne et de Fribourg et ils ne peuvent pas émigrer vers l’est à cause des barrières tant naturelles qu’artificielles, comme les routes et les agglomérations.
La population exacte des loups fait encore l’objet de nombreuses spéculations, surtout en Valais. Quant à l’ours, l’Office fédéral de l’environnement prévoit son retour naturel dans les Alpes d’ici 10 à 20 ans.
Cette modification de l’Ordonnance fédérale sur la chasse, que Berne met en consultation vendredi, aurait une portée limitée à deux ans et servirait de test en vue de la révision de la loi, prévue pour fin 2002.
swissinfo avec les agences
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