Micheline Calmy-Rey n’a rien obtenu à Bruxelles
La Suisse et la Commission européenne n’ont pas trouvé de solution concrète sur le problème de la participation financière suisse à la cohésion de l'Union.
La cheffe de la diplomatie helvétique Micheline Calmy-Rey était à Bruxelles mardi pour tenter de débloquer ce dossier qui envenime les relations entre la Suisse et l’Union européenne (UE).
Suite à l’élargissement de l’Union, Berne a promis une aide financière d’un milliard de francs à la cohésion de l’UE. Cette dernière souhaite qu’un accord contraignant soit conclu entre Berne et Bruxelles, alors que la Suisse, elle, préfère une simple déclaration d’intention.
«L’élargissement de l’UE est politiquement et économiquement profitable à la Suisse, nous nous devons donc de le soutenir», a rappelé Micheline Calmy-Rey à l’issue de sa rencontre, mardi à Bruxelles, avec la commissaire européenne aux relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
En versant 200 millions de francs pendant cinq ans aux nouveaux membres de l’UE, la Suisse entend contribuer à réduire l’écart économique et social entre les nouveaux et les anciens pays membres de l’Union.
Questions juridiques
Mardi, Benita Ferrero-Waldner a fait état d’un «rapprochement certain» entre les différentes positions. Elle a souligné qu’elle faisait «confiance» à la Suisse, mais que certaines modalités de l’accord à trouver restaient en suspens.
En clair, les principaux obstacles ne sont pas encore surmontés, à savoir la forme exacte de l’arrangement entre Berne et Bruxelles et le nombre de pays bénéficiaires du milliard promis par la Confédération.
Des juristes vont se réunir prochainement à Berne pour essayer de progresser, a déclaré la commissaire pour laquelle «une base juridique est nécessaire».
Pour la ministre helvétique des affaires étrangères, en revanche, «un nouvel accord-cadre n’est pas nécessaire». Elle l’a une fois encore déclaré mardi à Bruxelles.
Les bénéficiaires
Tout en qualifiant d’«agréable et bonne» la rencontre avec son homologue européenne, Micheline Calmy-Rey a reconnu qu’il n’y avait «pas de solution sur la table aujourd’hui».
La ministre suisse a répété que Berne voulait donner cet argent uniquement aux dix nouveaux pays membres. Côté Union européenne, la Grèce, l’Espagne et le Portugal réclament toujours d’être inclus dans la liste des bénéficiaires.
swissinfo et les agences
– La Suisse a promis une aide financière d’un milliard de francs à l’UE (200 millions par année pendant 5 ans).
– Le financement n’aura aucune incidence budgétaire.
– La nouvelle loi fédérale sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est, qui doit être adoptée par le Parlement dans le cadre d’un arrêté sujet au référendum, offrirait une base légale au projet.
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